Fiche individuelle

Jean Cot

Nom pour l'Etat-Civil : Jean Antoine Cot

Ancêtre SOSA 80 de Gabin et Cantien Lembrez

Naissance
Date : 22/05/1777
Lieu : Fayet (12)
Source : J. Cot

Baptême
Date : 23/5/1777
Lieu : Fayet (12)
Témoins : Michel Cot, Pierre Cot, de Lavit, Creisseil curé
Source : J. Cot
Notes : parrain son oncle Antoine Pascal de St Affrique

Décès
Date : 08/12/1837
Lieu : Fayet (12)
Témoins : son beau-frère Joseph Antoine de Lavit, bourgeois, 37 ans, Emmanuel Corcoral, instituteur,25a, voisin - Célestin Castan maire
Source : J. Cot, CD
Notes : Acte dressé le 9

Père : Jean Cot (o 30/4/1735, Brusque - 12 ; + 5/4/1804, Fayet - 12)

Mère : Jeanne Pascal (o 25/09/1750, Saint-Affrique - 12 ; + 11/03/1815, Fayet - 12)

Notes particulières :

Activité principale : négociant

Il est négociant, propriétaire de la fabrique de Cusses : il la prendra en charge du vivant de son père, alors que celui-ci se trouvait en grande difficulté suite à la dépréciation des assignats. Contractant des emprunts auprès de ses amis, il relancera la fabrique et fera vivre toute la famille au moins jusqu´au décès de Jean Cot père. Sous son impulsion, la manufacture de drap prend de l´ampleur, profitant notamment des importantes commandes des armées impériales. Il s´associera pour faire face à ces commandes à Creissels de Fayet et Ramond de Camarès.
Cette association donnera également une certaine notoriété à la production textile locale : les associés participent à une exposition en mai 1806 organisé par le ministère de l´Intérieur et Camarès obtient en 1819 une citation à la foire nationale de Paris. Vers 1818, à la suite des difficultés de paiement des fournitures faites à l´Empire, les associés se séparent et Jean Antoine dédommage ses associés Miran et Creisseils à hauteur de 100 000F. L´état remboursera finalement ses dettes en lui cédant les bois des Andelys. L´exploitation de ces bois permettra de bâtir la fabrique de Cusses et de la mécaniser.
En 1825 Jean Antoine obtient la permission de construire un barrage sur le Dourdou pour la mécanisation de sa filature de Cusses.
On a une lettre de jean à son frère Auguste le 12/3/36 : "mes craintes sur le sort de mon atelier de filature m´ont déterminé à accepter des conditions bien désavantageuses pour le prix. MM Joseph Cot et Sixte Cot frères doivent me donner toutes leurs laines pendant 5 ans. Je la file à des prix très bas et je leur fais de suite deux foulons que je leur loue pour le même espace de temps pour le prix de 200 F par an. Je commence à m´occuper de la construction de ces deux foulons. Pour m´en faire le plan, j´ai fait venir de Lodève un maître charpentier nommé Segondy, pour le fer ou fonte dont j´ai besoin il m´adresse à M. Labie fondeur de cette ville".

Lors du vote d´approbation de la Constitution de l´an III, Jean fait partie des 5 grands électeurs du canton qui se rendent à Rodez (avec Jean Mazarin et Jean Bertrand de Camarès, Alingrin propriétaire de Brusque et Pierre Cot tisserand de Fayet). Le 1er messidor an XIII il reçoit de son beau frère Martin une lettre indiquant "lundi jour de la St Jean on célèbre l´inauguration de votre loge, les anciens frères des parfaits hospitaliers y ont été invités..."
En 1806, il est question dans la correspondance du désir de Jean Antoine de se marier après avoir subi une "peine de coeur". Le sous-préfet de St Affrique lui envoie une lettre indiquant qu´il vient boire les eaux d´Andabre et s´entretenir avec lui "des affaires de coeur". On a effectivement une lettre de déclaration de jean Antoine de 1806, à une demoiselle de St Sernin. En 1807, un projet de mariage avec une demoiselle de St Affrique (qui passera par le truchement d´un cousin Armand) ne se fera pas. En 1811 et 1814, il se trouve à Paris.
Jean Antoine est adjoint à la mairie de Fayet au moins de 1813 à 1816. Dans l´enquête de 1813 sur les personnalités publiques, en vue de leur éventuelle destitution (série M21), il est dit "doué d´intelligence et de probité" et a une fortune évaluée en revenus à 2000 F. La profession indiquée est alors "fabricant de drap".
Il est conseiller d´arrondissement 1827-31.

Le 19/4/1838 a lieu l´inventaire des biens du décédé devant Me Coulet (47Q227) : 2500 F de mobilier détaillé en annexe, plus une créance de 500 F dûe par Cabanel de la Mouline. Quant aux immeubles, ce sont un domaine situé à Saucières commune de Brusque, de 16 ha, d´un revenu de 870 F ; un domaine à Cusses, 10ha avec une usine pour filature, correspondant à un revnu de 1015 F ; une maison à Fayet avec grange attenante contenant 9 perches, revenu 50 F ; un champ dit de Cabot, de 36 perches, 50 F ; une vigne dite de [...], 20 perches, 60 F ; châtaigneraie à Fayet, 20 perches, 55 F
Total du revenu 2100 F au capital de 42000 F (1perche=1 arc=100 mètres carrés à cette époque).
Le défunt laisse sa femme héritière de la moitié des biens (aux termes de leur contrat de mariage), et trois enfants mineurs qui héritent du reste
[selon V. Cros : fortune au décès 45000 F dont deux domaines de 26ha au total]


 

Seul mariage

Conjoint : Joséphine de Lavit (o 5/7/1799, Fayet - 12 ; + 19/10/1879, Fayet - 12)

Célébration du mariage : 16/10/1816, Fayet

Témoins : "Michel Cot neveu", 64 a, oncle paternel ; François Xavier et Auguste César Hippolyte Cot frères ;Joseph Castan23 ans, cous germain, négociant Belmont

Source : photocopie AM fournie par J. Cot

Le mariage unissant l´adjoint de la commune à la fille du mère,c´est Jean-Pierre Creisseil, membre du conseil municipal, qui officie grâce à un arrêté ad hoc.
Selon E. Cot, Joséphine racontait à ses petites-filles qu´elle était si innocente que le soir de ses noces, estimant que le mariage était fini, elle voulait retourner à sa maison.
En tout cas les époux avaient une forte différence d´âge au point que Jean Antoine avait été le parrain de Joséphine (les deux maisons se faisaient face à Fayet)

Contrat de mariage : 15/10/1816 Me Coulet

Descendance complète :

Le 31/1/1853 les enfants du couple vendent l´hôtel de la Croix Blanche (à Lodève) 27000F à M. Lespinasse, ainsi qu´une vigne de 600F (devant Durand notaire Camarès). Issus de la succession Martin ces domaines sont passés par l´oncle Auguste avant d´échoir aux enfants de Jean Antoine.

Type de descendance 
Générations descendantes  (attention ce sera tronqué s'il y a trop de personnages)

Autres documents :

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